sexta-feira, 30 de novembro de 2012

Antoine de Saint-Exupéry, Capítulo I de "Le Petit Prince"

Lorsque j'avais six ans j'ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s'appelait "Histoires Vécues". Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin.



On disait dans le livre: "Les serpents boas avalent leur proie tout entière, sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant les six mois de leur digestion".
J'ai alors beaucoup réfléchi sur les aventures de la jungle et, à mon tour, j'ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon premier dessin. Mon dessin numéro 1. Il était comme ça:




J'ai montré mon chef d'œuvre aux grandes personnes et je leur ai demandé si mon dessin leur faisait peur.
Elles m'ont répondu: "Pourquoi un chapeau ferait-il peur?"
Mon dessin ne représentait pas un chapeau. Il représentait un serpent boa qui digérait un éléphant. J'ai alors dessiné l'intérieur du serpent boa, afin que les grandes personnes puissent comprendre. Elles ont toujours besoin d'explications. Mon dessin numéro 2 était comme ça:




Les grandes personnes m'ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés, et de m'intéresser plutôt à la géographie, à l'histoire, au calcul et à la grammaire. C'est ainsi que j'ai abandonné, à l'âge de six ans, une magnifique carrière de peintre. J'avais été découragé par l'insuccès de mon dessin numéro 1 et de mon dessin numéro 2. Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours leur donner des explications.
J'ai donc dû choisir un autre métier et j'ai appris à piloter des avions. J'ai volé un peu partout dans le monde. Et la géographie, c'est exact, m'a beaucoup servi. Je savais reconnaître, du premier coup d'œil, la Chine de l'Arizona. C'est très utile, si l'on est égaré pendant la nuit.
J'ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux. J'ai beaucoup vécu chez les grandes personnes. Je les ai vues de très près. Ça n'a pas trop amélioré mon opinion.
Quand j'en rencontrais une qui me paraissait un peu lucide, je faisais l'expérience sur elle de mon dessin n° 1 que j'ai toujours conservé. Je voulais savoir si elle était vraiment compréhensive. Mais toujours elle me répondait: "C'est un chapeau." Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni d'étoiles. Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridge, de golf, de politique et de cravates. Et la grande personne était bien contente de connaître un homme aussi raisonnable.

Pode ler a obra na íntegra neste endereço.


quinta-feira, 29 de novembro de 2012

Marguerite Duras, Excerto de "Écrire"

Écrire. Je ne peux pas.
Personne ne peut.
Il faut le dire, on ne peut pas.
Et on écrit.
C’est l’inconnu qu’on porte en soi écrire, c’est ça qui est atteint. C’est ça ou rien.
On peut parler d’une maladie de l’écrit.
Ce n’est pas simple ce que j’essaie de dire là, mais je crois qu’on peut s’y retrouver,
camarades de tous les pays.
Il y a une folie d’écrire qui est en soi-même, une folie d’écrire furieuse mais ce n’est pas
pour cela qu’on est dans la folie. Au contraire.
L’écriture c’est l’inconnu. Avant d’écrire, on ne sait rien de ce qu’on va écrire. Et en
toute lucidité.
C’est l’inconnu de soi, de sa tête, de son corps. Ce n’est même pas une réflexion, écrire,
c’est une sorte de faculté qu’on a à côté de sa personne, parallèlement à elle-même,
d’une autre personne qui apparaît et qui avance, invisible,douée de pensée, de colère, et
qui quelquefois, de son propre fait, est en danger d’en perdre la vie.
Si on savait quelque chose de ce qu’on va écrire, avant de le faire, avant d’écrire, on
n’écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine.
Écrire, c’est tenter de savoir ce qu’on écrirait si on écrivait — on ne le sait qu’après —
avant, c’est la question la plus dangereuse que l’on puisse se poser. Mais c’est la plus
courante aussi.
L’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit et ça passe comme
rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie.

Marguerite Duras, Ecrire
Collection folio, Editions Gallimard, 1993
Fonte

quarta-feira, 28 de novembro de 2012

Pierre Choderlos de Laclos, Excerto de "Les Liaisons dangereuses"


Lettre I

Cécile Volanges à Sophie Carnay
Tu vois, ma bonne amie, que je te tiens parole, & que les bonnets & les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m’en restera toujours pour toi. J’ai pourtant vu plus de parures dans cette seule journée que dans les quatre ans que nous avons passés ensemble, & je crois que la superbe Tanville[1] aura plus de chagrin à ma première visite, où je compte bien la demander, qu’elle n’a cru nous en faire toutes les fois qu’elle est venue nous voir dans son in fiocchi. Maman m’a consultée sur tout, & elle me traite beaucoup moins en pensionnaire que par le passé. J’ai une femme de chambre à moi ; j’ai une chambre & un cabinet dont je dispose, & je t’écris à un secrétaire très-joli, dont on m’a remis la clef, & où je peux renfermer tout ce que je veux. Maman m’a dit que je la verrais tous les jours à son lever ; qu’il suffisait que je fusse coiffée pour dîner, parce que nous serions toujours seules, & qu’alors elle me dirait chaque jour l’heure où je devrais l’aller joindre l’après-midi. Le reste du temps est à ma disposition, & j’ai ma harpe, mon dessin, & des livres comme au couvent ; si ce n’est que la mère Perpétue n’est pas là pour me gronder, & qu’il ne tiendrait qu’à moi d’être toujours sans rien faire : mais comme je n’ai pas ma Sophie pour causer ou pour rire, j’aime autant m’occuper.
Il n’est pas encore cinq heures, & je ne dois aller retrouver maman qu’à sept : voilà bien du temps, si j’avais quelque chose à te dire ! Mais on ne m’a encore parlé de rien ; & sans les apprêts que je vois faire, & la quantité d’ouvrières qui viennent toutes pour moi, je croirais qu’on ne songe pas à me marier, & que c’est un radotage de plus de la bonne Joséphine. Cependant maman m’a dit si souvent qu’une demoiselle devait rester au couvent jusqu’à ce qu’elle se mariât, que puisqu’elle m’en fait sortir, il faut bien que Joséphine ait raison.
Il vient d’arrêter un carrosse à la porte, & maman me fait dire de passer chez elle, tout de suite. Si c’était le monsieur ? Je ne suis pas habillée, la main me tremble & le cœur me bât. J’ai demandé à ma femme de chambre si elle savait qui était chez ma mère : Vraiment, m’a-t-elle dit, c’est M. Ch.** Et elle riait ! Oh ! je crois que c’est lui. Je reviendrai sûrement te raconter ce qui se sera passé. Voilà toujours son nom. Il ne faut pas se faire attendre. Adieu, jusqu’à un petit moment.
Comme tu vas te moquer de la pauvre Cécile ! Oh ! j’ai été bien honteuse ! Mais tu y aurais été attrapée comme moi. En entrant chez maman, j’ai vu un monsieur en noir, debout auprès d’elle. Je l’ai salué du mieux que j’ai pu, & je suis restée sans pouvoir bouger de ma place. Tu juges combien je l’examinais ! Madame, a-t-il dit à ma mère, en me saluant, voilà une charmante demoiselle, & je sens mieux que jamais le prix de vos bontés. À ce propos si positif, il m’a pris un tremblement, tel que je ne pouvais me soutenir ; j’ai trouvé un fauteuil, & je m’y suis assise, bien rouge & bien déconcertée. J’y étais à peine, que voilà cet homme à mes genoux. Ta pauvre Cécile alors a perdu la tête ; j’étais, comme a dit maman, tout effarouchée. Je me suis levée en jetant un cri perçant… tiens, comme ce jour du tonnerre. Maman est partie d’un éclat de rire, en me disant : « Eh bien ! qu’avez-vous ? Asseyez-vous, & donnez votre pied à monsieur. » En effet, ma chère amie, le monsieur était un cordonnier. Je ne peux te rendre combien j’ai été honteuse : par bonheur il n’y avait que maman. Je crois que, quand je serai mariée, je ne me servirai plus de ce cordonnier-là. Ce récit est bien différent de celui que je comptais te faire.
Conviens que nous voilà bien savantes ! Adieu. Il est près de six heures, et ma femme de chambre dit qu’il faut que je m’habille. Adieu, ma chère Sophie ; je t’aime comme si j’étais encore au couvent.
P.S : Je ne sais par qui envoyer ma lettre : ainsi j’attendrai que Joséphine vienne.
Fonte

terça-feira, 27 de novembro de 2012

Louis Aragon, " Il n'y a pas d'amour heureux"

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes

Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs

Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux


 

segunda-feira, 26 de novembro de 2012

Luís Fernando Veríssimo

Sexa
 
- Pai…
- Hmmm?
- Como é o feminino de sexo?
- O quê?
- O feminino de sexo.
- Não tem.
- Sexo não tem feminino?
- Não.
- Só tem sexo masculino?
- É. Quer dizer, não. Existem dois sexos. Masculino e feminino.
- E como é o feminino de sexo?
- Não tem feminino. Sexo é sempre masculino.
- Mas tu mesmo disse que tem sexo masculino e feminino.
- O sexo pode ser masculino ou feminino. A palavra "sexo" é masculina. O sexo masculino, o sexo feminino.
- Não devia ser "a sexa"?
- Não.
- Por que não?
- Porque não! Desculpe. Porque não. "Sexo" é sempre masculino.
- O sexo da mulher é masculino?
- É. Não! O sexo da mulher é feminino.
- E como é o feminino?
- Sexo mesmo. Igual ao do homem.
- O sexo da mulher é igual ao do homem?
- É. Quer dizer… Olha aqui. Tem o sexo masculino e o sexo feminino, certo?
- Certo.
- São duas coisas diferentes.
- Então como é o feminino de sexo?
- É igual ao masculino.
- Mas não são diferentes?
- Não. Ou, são! Mas a palavra é a mesma. Muda o sexo, mas não muda a palavra.
- Mas então não muda o sexo. É sempre masculino.
- A palavra é masculina.
- Não. "A palavra" é feminino. Se fosse masculina seria "O pal…"
- Chega! Vai brincar, vai.
O garoto sai e a mãe entra. O pai comenta:
- Temos que ficar de olho nesse guri…
- Por quê?
- Ele só pensa em gramática.


Luís Fernando Veríssimo (2002). Comédias para se Ler na Escola. Lisboa: Publicações Dom Quixote (também disponível em: http://www.ciberduvidas.com/articles.php?rid=679, consultado a 23 de novembro de 2012).

sexta-feira, 23 de novembro de 2012

"Fever"
Jacek Yerka

Ilustração de Jacek Yerka que acompanha o conto "Fever" de Harlan Ellison para Mind Fields: The Art of Jacek Yerka, the Fiction of Harlan Ellison (1994). Disponível em http://yerka.org.ru/mind_fields/fever.html.

"Fever" parte da ideia de que Ícaro, a conhecida figura mitológica grega, não morre na queda e, sofrendo embora de amnésia, prossegue a sua vida, atormentado por uma febre nocturna e sonhos estranhos, em que vê inexplicáveis rostos nas nuvens.

Ver também "The Surreal Paintings that Inspired Harlan Ellison".
Páginas Paralelas:
O mito de Ícaro: GreekMyths& Greek Mythology
"Icarus", a poem by Edward Field, que parte também da ideia da sobrevivência de Ícaro.

Yerkaland: visite o mundo do artista polaco Jacek Yerka.

quinta-feira, 22 de novembro de 2012

Super-Homem

Nova capa da autoria de Jim Lee, inspirada em O Beijo de Gustav Klimt


Jim Lee (2012). DC Comics.


Páginas Paralelas:
Gustav Klimt, O Beijo
























Der Kuss 1908
180 x 180 cm
Oil on canvas
Österreichische Galerie Belvedere, Vienna

quarta-feira, 21 de novembro de 2012


Mário-Henrique Leiria (1994). Novos Contos do Gin (4ª Ed.). Lisboa:
Editorial Estampa. p. 159. [Publicado pela primeira vez em 1973]

terça-feira, 20 de novembro de 2012


Regresso à Ilha

Romana Petri

Desta vez não é propriamente Verão, é uma Primavera avançada de fim de Maio. Nem sequer devia ir ao Pico, devia ir apenas ao Faial apresentar o livro que te dediquei. Mas depois aconteceu aquela coisa estranha na Feira do Livro, em Lisboa. Sentei-me à mesa de apresentação e, na primeira fila, estava uma rapariga a olhar para mim. Eu também olhei para ela e então ela levantou-se, aproximou-se de mim e disse, Aproveito antes que comece a sua apresentação. Chamo-me Marta, sou prima do João Freitas.

         O resto do dia já não fez muito sentido, nem tão-pouco sei como correu aquela apresentação, pois durante o tempo todo só tu estiveste no meu pensamento. Tu a caminhares pela estrada de Arcos, com aquelas cores a mudarem constantemente o céu, o cigarro entre os lábios e o boné azul do costume na cabeça, com a inscrição já desbotada. Falava com as poucas pessoas que estavam lá, mas via-te a cambalear um pouco por causa do álcool, as tuas faces mal barbeadas, aqueles tiques de solitário que apanhaste depois da morte da Telma. Sabes bem como fazes, de súbito, pões-te a falar sozinho e imediatamente depois paras porque te apercebes disso e sentes vergonha. Explicaste-me uma vez como isso te acontece, disseste-me, Acontece que ouço a minha voz falar alto dentro da minha cabeça, troco os pensamentos com a voz, e por isso ponho-me a responder. Mas isso acontece quando bebo de mais. E depois ao ouvir a minha voz verdadeira responder aos meus pensamentos penso que estou a enlouquecer e paro.

         Sei como fazes quando te dás conta. Tiras o boné, sacode-lo com raiva numa coxa, passas a mão na testa suada. E ficas assim por um pouco, sob aquele céu que corre. Depois voltas a pô-lo e continuas a caminhar batendo os pés com força no chão, levantando a terra vermelha de Arcos. Chegas ao poço, sentas-te no beiral, pegas no copo de lata amarrado à corda, lança-lo à água, puxa-lo para cima quando está cheio para beber apenas um gole. Com o resto lavas a cara, e, o copo, deixa-lo a baloiçar no beiral do poço, agitado pelo vento que te pões a olhar. Porque sei que tu, o vento, olha-lo e vê-lo, apercebo-me disso pela expressão com que ficas nos olhos. Sei o que pensas, pensas ser o único que o consegues ver. Uma vez até te perguntei: João, como é o vento? E tu respondeste-me: Faz o que quer. E de repente fizeste um gesto com a mão a imitar a corrida do vento. Mas depois sorriste-me, porque sabias que isso não era o que eu queria saber, eu queria saber como eram os olhos e os cabelos do vento, qual era o timbre da sua voz e quantos anos lhe davas. E à minha expressão, que ainda interrogava, respondeste com uma das tantas leituras velozes que nós dois fazemos dentro da nossa cabeça. E para te fazer perceber que tinha entendido pus-me também a olhar todas aquelas corridas desenfreadas da Telma.

Romana Petri (2006). Regresso à Ilha. Lisboa: Cavalo de Ferro Editores, Lda. pp. 5-6.

segunda-feira, 19 de novembro de 2012


Sombra

José Vítor Malheiros

Quando eu era pequeno, era normal ler na instrução primária textos de louvor. Louvor às mais diversas coisas. Vinham nos livros de leitura, em folhinhas avulsas, nos livros a sério que havia na biblioteca da escola, nos livrinhos da Catequese. Havia textos de propaganda política que louvavam a Pátria, o Chefe, a Mocidade ou a Igreja. Textos de fervor nacionalista que louvavam a História, a gesta heróica dos Lusitanos, os Descobrimentos. Textos de exaltação moral que louvavam as virtudes cardinais ou teologais, às vezes com bonitas histórias exemplares. E havia os textos romântico-económicos, de louvor à Natureza e às riquezas naturais, dos animais domésticos aos rios, do mar às serras. Um desses textos – e não sei se me recordo de um texto em particular ou se amalgamo vários num só – era sobre “a árvore”.

“A árvore” era um manancial de benesses e fartava-se de nos dar coisas: dava-nos a nobre madeira, com a qual se faziam móveis e alfaias diversas (não se falava de celulose nem de papel nessa altura); dava-nos a lenha, com a qual nos aquecíamos nas longas noites de inverno; dava-nos o azeite, com que nos alumiávamos na noite escura (o azeite era mais para alumiar que para pôr na salada, ainda que uma candeia fosse para mim algo com uma exclusiva existência literária); dava-nos a cortiça benfazeja, com a qual se faziam rolhas para as garrafas e tarros para transportar comida e uma quantidade de outros objectos; dava-nos os seus frutos suculentos e refrescantes, que nos saciavam a sede e apaziguavam a fome; dava-nos a sua seiva generosa, com a qual se faziam colas e borracha e rebuçados para a tosse; dava-nos a beleza incomparável dos seus ramos em flor e, no final, em jeito de clímax, oferecia-nos a sua sombra aprazível, espraiando-a debaixo dos seus ramos e convidando-nos ao doce descanso no calor das tardes de Verão.

Eu percebia que o autor do texto tinha querido estender-se ao máximo para dizer bem da árvore e que tinha ido buscar tudo aquilo de que se tinha podido lembrar e mais um par de botas. E eu achava que a madeira e a fruta até eram coisas boas, que se percebia que estivessem na lista. E até percebia que se falasse das flores, ainda que me parecesse uma coisa um bocado efeminada. Mas a sombra? A sombra? Dizer que as árvores eram boas porque davam sombra? Para mim era como elogiar a suavidade ao tacto do manto celeste ou a música perfeita dos sólidos geométricos.

O que era a sombra? A sombra não era nada e se era preciso elogiar a sombra para dizer bem das árvores era a prova de que as árvores, afinal, não davam assim tantas coisas como isso. Mas é claro que, se a ocasião se apresentasse, numa redacção, por exemplo, eu não deixava de fazer a lista completa das contribuições da árvore para a nossa felicidade, sem esquecer a malfadada sombra, não fosse a professora pôr-me “incompleto” ou acrescentar a vermelho um daqueles irritantes comentários cheios de enormes pontos de exclamação e interrogação: “E a sombra??!! Esqueceste-te da SOMBRA!!??”

Quando eu era pequeno, não sabia o que era a sombra. Quando estávamos na praia, às vezes a minha mãe dizia-me para eu ir para a sombra, que era o sítio onde estava mais escuro, mas nunca tinha percebido bem o que era, nem por que era preciso ir para lá, nem por que razão era boa, nem sabia que existia pessoas que genuinamente gostavam dela e a procuravam. A única vantagem que eu via em ir para a sombra era poder ir brincar com os meus amigos para aquele espaço secreto entre as barracas de praia e o paredão de pedra, onde estávamos protegidos dos olhares dos adultos.

A preocupação dos adultos pela sombra era algo tão misterioso para mim como o facto de o meu pai nunca atender o telefone quando estava a jantar. Qual era o problema de interromper o jantar? Qual era o problema de se levantar e ir falar ao telefone? Não percebia como é que isso lhe podia desagradar tanto. Era tão giro falar ao telefone.

Não me lembro quando comecei genuinamente a apreciar a sombra, mas foi já bem entrado na idade adulta. E, previsivelmente, com o passar dos anos, o meu gosto pela sombra foi aumentando.

Há dias dei por mim a desviar-me do meu caminho para aproveitar uns dez metros da sombra que um enorme pinheiro lançava no passeio da Rua Marquês de Fronteira e a abrandar o passo para prolongar o gozo da frescura do ar, no meio dos 38 graus inclementes desse dia de Julho. E lembrei-me daquela misteriosa sombra dos meus textos da instrução primária e pensei quantos anos tiveram de passar até que eu conseguisse perceber perfeitamente, finalmente, o que queria dizer algo tão simples e importante como isto.

José Vítor Malheiros. Sombra. Público. 31.07.2012. p. 45.

sexta-feira, 16 de novembro de 2012

José Saramago: 90º aniversário de nascimento



Dia do Desassossego – Manifesto

“Escrevo para desassossegar, não quero leitores conformados, passivos, resignados”, disse José Saramago pelos cantos do mundo Continuar a ler




Mais informações sobre o 90º aniversário de José Saramago neste endereço.

quinta-feira, 15 de novembro de 2012

Manuel da Fonseca, Excerto de "O Largo"

     "Antigamente, o Largo era o centro do mundo. Hoje, é apenas um cruzamento de estradas, com casas em volta e uma rua que sobre para a Vila. O vento dá nas faias e a ramaria farfalha num suave gemido, o pó redemoinha e cai sobre o chão deserto. Ninguém. A vida mudou-se para o outro lado da Vila.
     O comboio matou o Largo. Sob o rumor do rodado de ferro morreram homens que eu supunha eternos. O senhor Palma Branco, alto, seco, rodeado de respeito. Os três irmãos Montenegro, espadaúdos e graves. Badina fraco e repontão. O Estróina, bêbado, trocando as pernas, de navalha em punho. O Má Raça, rangendo os dentes, sempre enraivecido contra tudo e todos. O lavrador de Alba Grande, plantado ao meio do Largo com a sua serena valentia. Mestre Sobral, Ui Cotovio, rufião, de caracol sobre a testa. O Acácio, o bebedola do Acácio, tirando retratos, curvado debaixo do grande pano preto. E lá no cimo da rua, esgalgado, um homem que eu nunca soube quem era e que aparecia subitamente à esquina, olhando cheio de espanto para o Largo.
     Nesse tempo, as faias agitavam-se, viçosas. Acenavam rudemente os braços e eram parte de todos os grandes acontecimentos. À sua sombra, os palhaços faziam habilidades e dançavam ursos selvagens. À sua sombra batiam-se os valentes; junto do trnco de uma faia caiu morto António Valmorim, temido pelos homens e amado pelas mulheres.
     Era o centro da Vila. Os viajantes apeavam-se da diligência e contavam novidades. Era através do Largo que o povo comunicava com o mundo. Também, à falta de notícias, era aí que se inventava alguma coisa que se parecesse com a verdade. Nada a destruía: tinha vindo do Largo. Assim, o Largo era o centro do mundo.
     Quem lá dominasse, dominava toda a Vila. [...]"
Manuel da Fonseca (1981) "O Largo", in O Fogo e as Cinzas. Lisboa: Caminho: pp.23-24

Aguarela de Leonel Borrela

terça-feira, 13 de novembro de 2012

Manuel Alegre, "Trova do vento que passa"

Pergunto ao vento que passa
notícias do meu país
e o vento cala a desgraça
o vento nada me diz.

Pergunto aos rios que levam
tanto sonho à flor das águas
e os rios não me sossegam
levam sonhos deixam mágoas.

Levam sonhos deixam mágoas
ai rios do meu país
minha pátria à flor das águas
para onde vais? Ninguém diz.

Se o verde trevo desfolhas
pede notícias e diz
ao trevo de quatro folhas
que morro por meu país.

Pergunto à gente que passa
por que vai de olhos no chão.
Silêncio -- é tudo o que tem
quem vive na servidão.

Vi florir os verdes ramos
direitos e ao céu voltados.
E a quem gosta de ter amos
vi sempre os ombros curvados.

E o vento não me diz nada
ninguém diz nada de novo.
Vi minha pátria pregada
nos braços em cruz do povo.

Vi minha pátria na margem
dos rios que vão pró mar
como quem ama a viagem
mas tem sempre de ficar.

Vi navios a partir
(minha pátria à flor das águas)
vi minha pátria florir
(verdes folhas verdes mágoas).

Há quem te queira ignorada
e fale pátria em teu nome.
Eu vi-te crucificada
nos braços negros da fome.

E o vento não me diz nada
só o silêncio persiste.
Vi minha pátria parada
à beira de um rio triste.

Ninguém diz nada de novo
se notícias vou pedindo
nas mãos vazias do povo
vi minha pátria florindo.

E a noite cresce por dentro
dos homens do meu país.
Peço notícias ao vento
e o vento nada me diz.

Mas há sempre uma candeia
dentro da própria desgraça
há sempre alguém que semeia
canções no vento que passa.

Mesmo na noite mais triste
em tempo de servidão
há sempre alguém que resiste
há sempre alguém que diz não


 

segunda-feira, 12 de novembro de 2012

António Lobo Antunes, "Os pobrezinhos"

Na minha família os animais domésticos não eram cães nem gatos nem pássaros; na minha família os animais domésticos eram pobres. Cada uma das minhas tias tinha o seu pobre, pessoal e intransmissível, que vinha a casa dos meus avós uma vez por semana buscar, com um sorriso agradecido, a ração de roupa e comida.

Os pobres, para além de serem obviamente pobres (de preferência descalços, para poderem ser calçados pelos donos; de preferência rotos, para poderem vestir camisas velhas que se salvavam, desse modo, de um destino natural de esfregões; de preferência doentes a fim de receberem uma embalagem de aspirina), deviam possuir outras características imprescindíveis: irem à missa, baptizarem os filhos, não andarem bêbedos, e sobretudo, manterem-se orgulhosamente fiéis a quem pertenciam. Parece que ainda estou a ver um homem de sumptuosos farrapos, parecido com o Tolstoi até na barba, responder, ofendido e soberbo, a uma prima distraída que insistia em oferecer-lhe uma camisola que nenhum de nós queria:

- Eu não sou o seu pobre; eu sou o pobre da minha Teresinha.

O plural de pobre não era «pobres». O plural de pobre era «esta gente». No Natal e na Páscoa as tias reuniam-se em bando, armadas de fatias de bolo-rei, saquinhos de amêndoas e outras delícias equivalentes, e deslocavam-se piedosamente ao sítio onde os seus animais domésticos habitavam, isto é, uma bairro de casas de madeira da periferia de Benfica, nas Pedralvas e junto à Estrada Militar, a fim de distribuírem, numa pompa de reis magos, peúgas de lã, cuecas, sandálias que não serviam a ninguém, pagelas de Nossa Senhora de Fátima e outras maravilhas de igual calibre. Os pobres surgiam das suas barracas, alvoraçados e gratos, e as minhas tias preveniam-me logo, enxotando-os com as costas da mão:

- Não se chegue muito que esta gente tem piolhos.

Nessas alturas, e só nessas alturas, era permitido oferecer aos pobres, presente sempre perigoso por correr o risco de ser gasto

(- Esta gente, coitada, não tem noção do dinheiro)

de forma de deletéria e irresponsável. O pobre da minha Carlota, por exemplo, foi proibido de entrar na casa dos meus avós porque, quando ela lhe meteu dez tostões na palma recomendando, maternal, preocupada com a saúde do seu animal doméstico

- Agora veja lá, não gaste tudo em vinho

o atrevido lhe respondeu, malcriadíssimo:

- Não, minha senhora, vou comprar um Alfa-Romeo

Os filhos dos pobres definiam-se por não irem à escola, serem magrinhos e morrerem muito. Ao perguntar as razões destas características insólitas foi-me dito com um encolher de ombros

- O que é que o menino quer, esta gente é assim

e eu entendi que ser pobre, mais do que um destino, era uma espécie de vocação, como ter jeito para jogar bridge ou para tocar piano.

Ao amor dos pobres presidiam duas criaturas do oratório da minha avó, uma em barro e outra em fotografia, que eram o padre Cruz e a Sãozinha, as quais dirigiam a caridade sob um crucifixo de mogno. O padre Cruz era um sujeito chupado, de batina, e a Sãozinha uma jovem cheia de medalhas, com um sorriso alcoviteiro de actriz de cinema das pastilhas elásticas, que me informaram ter oferecido exemplarmente a vida a Deus em troca da saúde dos pais. A actriz bateu a bota, o pai ficou óptimo e, a partir da altura em que revelaram este milagre, tremia de pânico que a minha mãe, espirrando, me ordenasse

- Ora ofereça lá a vida que estou farta de me assoar

e eu fosse direitinho para o cemitério a fim de ela não ter de beber chás de limão.

Na minha ideia o padre Cruz e a Saõzinha eram casados, tanto mais que num boletim que a minha família assinava, chamado «Almanaque da Sãozinha», se narravam, em comunhão de bens, os milagres de ambos que consistiam geralmente em curas de paralíticos e vigésimos premiados, milagres inacreditavelmente acompanhados de odores dulcíssimos a incenso.

Tanto pobre, tanta Sãozinha e tanto cheiro irritavam-me. E creio que foi por essa época que principiei a olhar, com afecto crescente, uma gravura poeirenta atirada para o sótão que mostrava uma jubilosa multidão de pobres em torno da guilhotina onde cortavam a cabeça aos reis."
Via Arrastão

sexta-feira, 9 de novembro de 2012


Muro de Berlim


Grafitti: Um Trabi, carro icónico da ex-RDA, passa o Muro de Berlim

Fonte: Bogdangiusca (s.d.). A Trabant grafitti at the Berlin Wall. English Wikipedia. Disponível em: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Berlin_Wall_Trabant_grafitti.jpg (consultado a 5 de novembro de 2012).

quinta-feira, 8 de novembro de 2012

"Goodbye, Lenin!" de Wolfgang Becker (2003) [Trailer]



Fonte: Wolfgang Becker (2003). Goodbye, Lenin! Disponível em: http://www.youtube.com/watch?v=mIjSaHUKD5I (consultado a 6 de novembro de 2012).